Historique

1996

Les fondateurs : Lise Bisson, Fernand Lindsay, Julien Raymond, Suzanne Lévesque, Jacques Gagnon, Jean Cypihot, Suzel Brunel, Thieu-Quan Hoang, Irwing H. Woods, Pierre Mantha,Pierre Duhaime, Martine Laberge et Michel Lord. Absents au moment de la photo : Yvonne Gore et Dr Jean-Pierre Deschamps.

1996
Le Camp musical de Lanaudière, une des œuvres les plus chères au père Fernand Lindsay, fête ses 30 ans. C’est toute une réussite, mais la situation financière du Camp est mal en point. Pour la dernière année, il a essuyé une perte de près de 60 000$ et les administrateurs se sont même résolus à vendre le piano de concert. Le Camp a un urgent besoin d’aide financière pour survivre. L’idée de créer une fondation s’impose. Un conseil d’administration provisoire formé à la hâte tient dès avril 1996 une réunion informelle qui sert à préciser les objectifs d’une fondation : 1) apporter immédiatement un secours financier au Camp et continuer ensuite à financer et à supporter ses objectifs pédagogiques; 2) obtenir dès que possible les fonds nécessaires pour la construction et la rénovation de bâtiments ainsi que pour l’achat d’équipements.

Dès le mois de juillet, une première activité bénéfice est organisée avec un grand succès dans le cadre du Festival international de musique De Lanaudière. La photo des fondateurs fut prise sur la scène de l’Amphithéâtre lors cette première activité de la Fondation, dont la recette fut de 62,630 $. Suivront de nombreux autres événements , au moins un par année, et ce jusqu’en 2011. Dès cette première édition, les invités eurent le privilège d’entendre de la musique jouée par de jeunes élèves du Camp musical qui jouèrent au moment du dîner.

En août, le premier Conseil d’administration est formé. Pierre Mantha en devient le président et le père Fernand Lindsay, le secrétaire. La Fondation fait immédiatement un premier don de 25 000$ pour l’aider à équilibrer son budget.

Pour mieux assurer l’avenir, les administrateurs se donnent l’objectif d’établir de façon permanente un programme de bourses aux campeurs. Le premier but sera de faciliter l’accès au Camp à des enfants dont les parents sont moins fortunés. Ainsi, non seulement le nombre d’inscriptions pourra augmenter, mais en plus le Camp aura la marge voulue pour hausser les frais exigés, sans nuire au recrutement. Le programme s’avéra rapidement bénéfique tant au niveau du taux de l’achalandage que des revenus du Camp.

chorale

Chorale dirigée par le Père Lindsay

Père Rolland Brunelle au violon

Père Rolland Brunelle au violon

Une seconde activité bénéfice de la Fondation se tint en décembre, avec comme but cette fois de réunir des anciens élèves du camp et leurs parents, des moniteurs et professeurs, lors d’une soirée en musique au cabaret du Casino de Montréal. Le Père Roland Brunelle, co-fondateur du Camp musical, fit un émouvant récital de violon, suivi de la prestation d’une chorale formée d’une trentaine d’anciens du Camp musical, dont Angèle Dubeau. Bien sûr, le Père Lindsay dirigea la chorale.

 

 

1998
La promesse d’un don majeur de la part d’un généreux bienfaiteur est annoncée au conseil d’administration. Elle arrive à point car le projet de construire une résidence pour les professeurs et leurs familles pourra devenir une réalité. Le Conseil de la Fondation de même que celui du Camp font une priorité de ce projet de construction.

Une première campagne de levée de fonds est mise sur pied qui comprendrait non seulement une résidence mais aussi une nouvelle salle de concert et la constitution d’un fonds de bourse. L’objectif fut fixé à 3 millions $ sans préciser de date d’échéance !

Alors que le Camp augmente sensiblement les frais d’inscription pour la saison de 1999, la Fondation s’engage à verser de 30 000$ à 40 000$ pour le programme de bourses afin de ne pas pénaliser ceux qui seraient incapables d’absorber une hausse.

1999

Jean Cypihot et le représentant du ministère manient les pelles.

Jean Cypihot et le représentant du ministère manient les pelles.

La ministre de la Culture et des Communications, madame Agnès Maltais, confirme une aide financière de 250 000$ pour la construction de la résidence pour les professeurs. La Fondation offre alors au Camp musical un don d’environ 500 000$. Elle se porte caution auprès du ministère et de la banque et s’engage à rembourser les coûts associés à la résidence grâce à la location comme auberge, en dehors de la saison du Camp musical.

 

 

 

 

 

2000
Inauguration de la résidence pour les professeurs en présence de la ministre Agnès Maltais et des principaux donateurs. Elle portera le nom de «Maison Jean-Cypihot», monsieur Cypihot est alors membre du conseil d’administration et vice-président de la Fondation depuis sa création et l’un des grands bienfaiteurs.

RDubois JRaymond ABourbeau

Pour la première fois cette année-la, les recettes de l’activité bénéfice atteignirent 100 000 $ : 120 personnes avaient déboursé 500 $ chacune pour y participer ! Cette activité comportait, pour la première fois, des encans à la criée et silencieux ! Ces encans ont coïncidé avec la participation de nouveaux invités, dont M. Roger Dubois et M. André Bourbeau et leurs compagnes. Monsieur Dubois misa d’emblée sur tous les lots, ce qui propulsa les prix. Il remporta un grand nombre d’enchères, ce qui permit de dépasser 100 000 $.

2001-2005
Afin de financer ses engagements envers les programmes de bourses et de construction, la Fondation poursuit ses activités bénéfices et sa campagne majeure de levée de fonds.

À partir de l’automne 2000, pour s’acquitter de son engagement d’assurer l’autofinancement de la nouvelle résidence, la Fondation l’offre en location à des groupes durant les 10 mois où le camp musical ne l’utilise pas. Dès le début, la résidence se voit attribuée la classification quatre étoiles, le maximum pour ce type d’établissement. Cinq ans plus loin, on en était à 51 nuités pour des recettes de 51 825 $.

2001 B. Landry Grands Bienfaiteurs

Le 8 décembre 2001 eut lieu à la Maison Jean-Cypihot, un Dîner des Bienfaiteurs pour souligner l’appui financier majeur de quelques personnes et entreprises, dont M. Jean Cypihot, et la participation du gouvernement du Québec. Ce fut nul autre que le Premier Ministre lui-même, M, Bernard Landry, qui vint au nom du gouvernement. La présence de M. Landry démontra l’importance de l’oeuvre du Père Lindsay et signala aux bienfaiteurs présents qu’ils appuyaient une noble cause. La fête de 2002 eut lieu au St. Lawrence Yacht Club à Dorval ; Franklin Delaney, commodore du Club, avait pu organiser une ouverture hâtive – le 6 juin – ce qui permit à la Fondation d’y tenir son événement. Le comédien Denis Bouchard, recommandé par Paul-Dupont Hébert, entreprit à ce moment sa carrière d’animateur et aussi d’encanteur pour la Fondation.

En 2003 l’activité bénéfice franchit un nouveau palier : ce furent les profits nets qui, cette fois, dépassèrent 100 000 $.

Un nouvelle soirée record au Club le Mirage avec Martine Laberge et Pierre Brodeur

Une nouvelle soirée record au Club le Mirage avec Martine Laberge et Pierre Brodeur

La présence chaleureuse du Père Lindsay à toutes les activités de la Fondation (il a d’ailleurs toujours payé lui-même son billet de 500 $ !), sa joie de vivre et l’intérêt qu’il avait pour chacun, en faisaient une activité festive et recherchée. Le nombre de participants augmentait donc chaque fois. Le président d’honneur de l’activité de 2003 fut Pierre Brodeur, un homme d’affaires bien connu et aux innombrables contacts ! Il les mit si bien à profit que les dons recueillis dépassèrent à eux seuls 50 000 $. Cette activité eut lieu au très exclusif Club de golf le Mirage, grâce à Martine Laberge, FCA, qui en était membre. (1 photo – groupe)

En 2005, l’activité eut lieu à l’Institut d’Hôtellerie et de Tourisme, rue Saint-Denis à Montréal. Petite innovation, un tirage où tous les administrateurs de la Fondation vendaient des billets, y compris le Père Lindsay ! Gisèle Desrochers i présida la soirée et fit en sorte que les résultats progressent. Comme il s’agissait de la 10ième édition, toutes les personnes ayant participé ou contribué sans interruption aux activités reçurent un gage d’appréciation de la Fondation. Quant aux jeunes musiciens du Camp musical, ils reçurent des mains de la président le traditionnel bouquet de fleurs ainsi que leur cachet.

Dans l'ordre, Michel Lord (Bombardier), Pierre Mantha, Fernand Lindsay; Jean Cypihot, Paul-Dupont Hébert, Martine Laberge (Deloitte), L. Liberatore, Jean Turmel et Maurice Deschamps

Dans l’ordre, Michel Lord (Bombardier), Pierre Mantha, Fernand Lindsay; Jean Cypihot, Paul-Dupont Hébert, Martine Laberge (Deloitte), L. Liberatore, Jean Turmel et Maurice Deschamps

Gisèle Desrochers

Gisèle Desrochers

Chantale

Chantal Bourdon

Il faut s’arrêter ici pour dire que Chantal Bourdon, responsable à temps partiel de la gestion de la Fondation et de l’Auberge, faisait chaque année tout le travail de préparation des activités bénéfices et en assurait la bonne marche, depuis 1996 jusqu’à 2007.Parfois, sa mère lui donnait bénévolement un coup de main.

2006
Le projet de construction d’une seconde résidence pour les professeurs voisin de la Maison Jean Cypihot va de l’avant et la Fondation s’engage à en défrayer la moitié des coûts, soit un montant au moins égal à celui d’une subvention gouvernementale de 500 000$. Le projet coûta plus de 1 million $ ; la Fondation en assumera les excédents.

2007
À sa demande, la Fondation vient en aide à des œuvres chères au Père Lindsay : L’École de musique De Lanaudière (5 000$), le Festival Concours de musique De Lanaudière (3 000$).

En octobre, le Camp reçoit la confirmation de la subvention de 500 000$ du ministère de la Culture et des Communications pour la construction de la deuxième résidence des professeurs. Le Conseil de la Fondation crée un comité de levée de fonds et un comité de construction. La campagne de levée de fonds vise à recueillir un million $, soit 510 000$ pour la résidence et 500 000$ pour son fonds de bourses.

En décembre, la Fondation s’associe pour la première fois au Prix d’Europe en lui offrant un don de 5 000$.

2008
Grâce à un don spécifique remis à la Fondation, quelques enfants de milieux défavorisés parrainés par l’organisme « Assistance aux enfants en difficulté » du Dr Gilles Julien pourront séjourner au camp à compter de l’été 2009.

Madame Lauraine Cadoret prend la relève de Chantal Bourdon à la Fondation.

L’activité bénéfice de 2008 fut magique. Lorraine Fortier membre du CA de la Fondation et cadre chez ALCAN invita la Fondation à «inaugurer» son nouveau lieu de festivités, soit la chapelle de l’Armée du Salut, rue Drummond ! Luc Plamondon avait accepté d’être président d’honneur de la soirée et de participer aux préparatifs. Tous les records volèrent en éclats : le plus grand nombre d’invités, pour la première fois les recettes dépassèrent 200 000 $ et les profits de l’activité furent à peine moins, puisque ALCAN avait décidé d’assumer à peu près tous les coûts !

Cet événement très festif, comme les aimait le Père Lindsay, allait être son dernier ! Comme s’il avait été en communication directe avec Dieu, les choses arrivaient toujours selon les nécessités du moment et aboutissaient comme il souhaitait ! Cette fête à la Chapelle fut une véritable célébration de sa joie de vivre. Qu’il repose en paix !

2009
À Joliette, le 17 mars 2009, le Père Fernand Lindsay est décédé à l’âge de 80 ans.

« … Aujourd’hui, à l’Assemblée nationale, Véronique Hivon, députée du Parti Québécois de Joliette, s’est fait un devoir de souligner l’immense contribution du père Lindsay dans sa communauté. Le plus important, dans son œuvre, ce sont tous ces artistes, amateurs de musiques, mélomanes qui vont continuer son travail : celui de faire aimer la musique et de démontrer qu’elle est nécessaire comme outil de formation. En ce sens, la Fondation qu’il a créée en 1996 et qui a comme objectif de rendre accessible et de favoriser la pratique de la musique, est son plus beau et son plus grand héritage. On aimait le père Lindsay… Beaucoup, passionnément. Et avec raison. Au revoir père Lindsay! Peut-être préférez-vous… adieu ! » ( Source : Jonathan Valois, Président, Parti Québécois – Joliette)

Le 21 août 2009, à l’âge de 85 ans, est décédé M. Julien Raymond : il avait été un fondateur du Camp musical avec le Père Lindsay et en a présidé les destinées pendant plus de 40 ans.

Inauguration de la nouvelle résidence pour les professeurs en présence de la ministre madame Christine St-Pierre. Cette résidence portera le nom de «Villa Mantha» en l’honneur du président-fondateur du Conseil d’administration de la Fondation, dont la contribution à la campagne de levée de fonds fut exemplaire.

Dès lors, les deux «villas» portent la raison sociale «Auberge du lac Priscault», et conservent la classification «quatre étoiles», la plus haute de la catégorie. Cette même année, 126 nuitées sont louées à la Villa Jean-Cypihot qui enregistre des revenus de 81 667 $.

En septembre, la Fondation organise un tournoi de golf bénéfice, qui fut couronné de succès. M. Luigi Liberatore, dont l’appui généreux à la Fondation a été constant, a mis à la disposition de la Fondation son club de golf privé «Le Griffon des Sources» à des conditions avantageuses.

La Fondation, en accord avec l’Académie du Prix d’Europe, annonce la création du Prix de composition Fernand-Lindsay d’un montant de 10 000$ qui sera remis tous les deux ans et dont le gagnant sera choisi dans le cadre du Concours Prix d’Europe.

2010
Le conseil d’administration procède alors à une revue de sa mission et en précise les objets, soit en premier lieu, de prolonger l’œuvre du père Lindsay, ensuite de maintenir son aide au camp musical en accordant des bourses, en offrant des prix à l’excellence aux plus méritants et en fournissant des ressources matérielles au camp.

La Fondation cherchera également à s’associer à d’autres fondations ou organismes dévoués au développement de jeunes musiciens de talent et pourra créer elle-même des programmes à cette intention.

Photo J Cypihot et B LandryIMGP0031

2011
Décès de Jean Cypihot, membre fondateur de la Fondation et grand donateur, le samedi 27 juin, à l’âge de 94 ans.

Son don initial de 200 000 $ suivi d’un autre de 50 000 $ avaient permis de lancer le projet de construction de la première résidence pour les professeurs – laquelle porte son nom. Régulièrement, lors d’événements tenus dans cette résidence, il faisait office d’hôte et jouait avec plaisir le rôle d’aubergiste !

La Fondation remet une oeuvre d'André Bergeron à Clément Hudon, de Trévi pour son appui exceptionnel

Le président de la Fondation remet une oeuvre du peintre André Bergeron, RCA à M. Clément Hudon, pour l’appui exceptionnel de Trévi et du directeur du marketing et publicité, M. Alain Gravel

 

La Fondation mit fin à ses événements annuels avec un dernier tournoi au Club de golf le Griffon des Sources. En quatre ans depuis 2008, ses fidèles donateurs et ses administrateurs se sont surpassés dans leur générosité envers la Fondation, ce qui a permis de récolter 600 000 $ de bénéfice net. Cette somme a permis que le patrimoine de la Fondation atteigne 1 million $. Ce montant avait été évoqué comme un rêve pour le Père Lindsay. Ainsi son œuvre et son nom seront pérennisés tandis que d’autres bénévoles pourront faire appel à tous ceux qui ont si généreusement aidé la Fondation au cours des années.

 
 
 
 

2013-14
Au cours de 2013, les administrateurs du Camp musical du Père Lindsay expriment le désir de résilier le contrat de location exclusive des Villas Jean-Cypihot et Mantha. Le conseil d’administration de la Fondation du Père Lindsay a acquiescé à cette demande et c’est ainsi que le 5 mars 2014, un avenant à l’entente à mis un terme aux engagements de la Fondation envers le Camp musical et aussi envers le Ministère de la Culture et des Communications.